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VOYAGE en INDE (été 2008) : HARYANA, PUNJAB, CACHEMIRE, VALLEE de CHAMBA (HIMACHAL PRADESH)

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PARIMAHAL et JARDIN CHESMASHAHI (12.08.2008).

 

 

PARIMAHAL

 

et

 

JARDIN CHESMASHAHI

 
(Srinagar)

 

 

 

 

 


Au jardin botanique, il suffit de monter la petite route à travers un sous-bois.
Je dois descendre de mon vélo, pièce de musée plus proche d'un char que d'une bicyclette...

Son caprice favori : dérailler. Dérailler à la moindre occasion, parce que je m'arrête au bord du lac, parce que je le porte par-dessus un pont, parce que je recule pour reprendre la route.

Ce vélo déraille sans cesse !
À pied, tenant mon char, j'arrive à un check-point... un de plus !

 

 

Un soldat m'arrête, commence à fouiller mon sac.

-"Do you come from China ?"

J'ai du mal à ne pas éclater de rire.

Il veut voir mon appareil photo. Je le sors du sac et lui montre, sa petite taille le rassure. Je peux passer...

-"It's the first time that somebody believes that I'm a Chinese !", lançai-je au physionomiste.

Un sous-off ventru, vautré sur une chaise, comprend ma plaisanterie :

-"OK, now you can go !"

 

 

*          *          *

 

 

Après deux nouveaux déraillements, je hisse mon char jusqu'au PARIMAHAL.

L'entrée est libre, mais l'accueil fourmille de militaires.

Ils occupent le bâtiment central de l'entrée, un pavillon un peu plus loin et plusieurs postes fortifiés dispersés sur les terrasses du site.

 

 

Parimahal compte six terrasses,  l'entrée donne sur la quatrième.

Je m'assieds pour profiter du panorama, mais sept à huit Indiens arrivent, s'installent à deux mètres. Pourtant, ce n'est pas la place qui manque, mais c'est toujours ainsi avec les groupes !

Ils caquetent comme de la volaille. L'un se met à chanter. Un autre hurle pour obtenir une photo de groupe.

Une femme pérore à voix très haute en anglais dans son téléphone mobile :

-"Oui, la vue est fantastique sur le lac Dal. C'est au sommet d'une montagne. Le nom, je crois, c'est Parimahal. Tu devrais être là... Quel dommage !"

 

 

Découragé, je fuis vers les terrasses inférieures.

Trois terrasses, accessibles par des escaliers, sur les côtés offrent des points de vue sur le lac Dal et la campagne environnante.

Un héliport pour l'armée est assez proche, sur la gauche. Je reconnais la route au bord du lac Dal, le Centre de Conférences.

Le temps alterne périodes ensoleillées et nuageuses.

Je ne peux m'empêcher de photographier aussi des fleurs, nombreuses sur chaque terrasse.

 

 

Au dessus, la cinquième terrasse compte un bassin central, des roseraies, des buis taillés et un grand mur creusé de niches, orné de rocailles.

Je décide de déjeuner sur la sixième terrasse, à côté de la tour, surmontant le grand mur.

De la tour, le panorama est magnifique à 360 degrés : sur le lac Dal, le Centre de Conférences et au loin la ville de Srinagar. Mais aussi sur les montagnes alentours.

 

 

Vers 14h, les visiteurs sont partis manger.

Je suis seul à piqueniquer, dans une paix royale.

Personne pour fourrer son nez dans mes provisions...

À côté, un soldat dans son poste fortifié s'ennuit à mourir. Je me garde de tout signe envers lui.

Il passe son temps à discuter dans son téléphone de liaison.

 

 

Par précaution, je descends ensuite à la cinquième terrasse, moins attirante que la tour pour les touristes, pour m'asseoir à l'ombre.

Cela ne suffit pas. Je n'échappe pas à la curiosité de plusieurs adultes, voulant roder les quatre phrases de leur vocabulaire anglais.

Pourtant, j'écris des notes indiennes, en espérant écrire un poème...

Aux deux premiers, je lâche :"I don't like your radio...", car le premier trimbale une radio qui hurle de la musique.

Deux autres s'asseyent près de moi, me regardent écrire vingt secondes, puis à bout de patience, me bombardent de questions.

Concentré dans l'écriture, je garde le silence.

Estomaqués par un tel flegme, ils finissent par s'en aller...

 

 

Mais cela ne peut durer ainsi.

D'autres jeunes hommes tournent autour de ma place, comme si mon arbre était le plus intéressant de tout le jardin.

Impossible d'écrire un poème dans ces conditions !

Vers 16h, je m'enfuis de nouveau, me disant qu'au jardin en contrebas, j'aurai peut-être davantage de chance.

 

 

*          *          *

 

 

À CHESMASHAHI GARDEN, petit jardin moghol, je reste deux heures en fin d'après-midi.

Le lieu est désert en cette nouvelle journée de grève générale.

Personne au guichet, je ne paie pas les 10 Rs d'entrée habituelle.

En haut du jardin, la cafeteria est fermée. Les serveurs jouent aux cartes sur une pelouse. On se la coule douce...

 

 

C'est le plus petit jardin moghol. Au milieu de la terrasse supérieure, on peut voir l'ensemble du jardin.

Vraiment fatigué, écrasé par la chaleur, je m'allonge sur une pelouse sous un arbre.

Ce n'est pas le jour d'écrire un poème...

Pourtant, je ne suis dérangé par personne.

Sur une butte, à une dizaine de mètres, un camp militaire est installé avec une tente, des postes fortifiés, des gardes en faction...

 

 

Ensuite je visite le jardin, parsemé de roseraies, de massifs de fleurs variés, de buis taillés, d'arbres au tronc torturé de bonzaïs.

Un seul pavillon, peu de bassins.

Le pavillon cubique est aussi haut que large.

Une cascade, dont les canaux et bassins sont asséchés.

Je suis privé de cascades vivantes, de jets d'eau. C'est dommage !

De la vigne-vierge recouvre les murs séparant la terrasse inférieure de l'entrée de la terrasse supérieure du pavillon.

 

 

En cette fin de journée, vers 18h30, la lumière chaleureuse et douce dore le paysage.

J'aime ce jardin dans sa modestie même. Quelque soit l'heure, on y trouve de l'ombre sous un arbre.

Par comparaison avec les jardins Shalimar ou Nishat, c'est l'équivalent de Marly pour Versailles.

À Chesmashahi, on ne loge que quelques privilégiés, des intimes.

 

 

 
Lionel Bonhouvrier.



Publié à 06:59, le 9/08/2008 dans M5. PARIMAHAL et JARDIN CHESMASHAHI, Srinagar, Srinagar
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