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VOYAGE en INDE (été 2008) : HARYANA, PUNJAB, CACHEMIRE, VALLEE de CHAMBA (HIMACHAL PRADESH)

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AMARNATH : PELERINAGE DE MONTAGNE (3.08.2008)

 

 

AMARNATH

Pèlerinage de montagne

  

 

 

N'allez pas imaginer, que pris d`une conversion subite pour l'hindouisme, je me suis précipité sur une célèbre route de pèlerinage.

Chaque été, pendant plus de deux mois, environ 200 000 pèlerins hindouistes entreprennent la montée jusqu'à la grotte.

En réalité, j'aime randonner en haute montagne.

Et tous les prétextes sont bons, pour aller respirer un air frais, regarder les cascades bondir des falaises, ou traverser une langue de glacier, ayant coupé le sentier.

Avec un compagnon de route, Vijay, rencontré dans le bus Jammu-Srinagar, je pars de Baltal un peu après 5h30, pour monter jusqu'à Amarnath.

 

 

Le jour se lève peu à peu.

Le sentier ne cesse de monter depuis notre dharamsala de Baltal, où nous avons passé la nuit sous une tente.

Personne ou presque à cette heure matinale, à travers des sous-bois, ou sur le flanc dénudé d'un coteau.

Nous surplombons une rivière, dont nous remontons le cours.

 

  

La matinée s'annonce ensoleillée, avec une brise rafraîchissante.

Nous commencons à croiser des gens descendant le sentier.

Vijay, un enseignant de trente deux ans du Tamil Nadu, n'est pas habitué à la montagne. Très vite, il questionne les passants sur le nombre d'heures de marche qui reste jusqu'à Amarnath. Nous n'en sommes pourtant qu'au début !

 

 

Marcher à son rythme, sans réfléchir, respirer à fond lorsque le sentier grimpe rudement, se laisser imprégner par la beauté du paysage.

Une joie profonde irrigue mon corps et mon esprit.

Tous deux avancent de concert comme deux coursiers bien dressés.

Au-dessus de 2500 mètres, je suis au mieux de ma forme.

 

 

Derrière moi, Vijay demande une nouvelle pause.

Un mal de crâne le taraude : l'altitude lui joue des tours.

Il se fatigue vite et après deux heures de marche, il ressent le besoin de s'arrêter toutes les dix minutes...

De plus, il aborde sans cesse les marcheurs pour leur soutirer toutes sortes d'informations, destinées à le rassurer.

 

 

Je trouve alors un modus vivendi.

J'explique à Vijay que je ne l'attendrai plus à chaque pause.

Je vais marcher à mon rythme, prenant de l'avance sur lui.

Comme je multiplie les pauses pour photographier le paysage et les fleurs, il a largement le temps de me rattraper.


 

 

Vers 9 h, je suis surpris. Nous sommes encore loin d'Amarnath.

Depuis trois heures, nous montons sans interruption.

Un sentier sur la gauche est particulièrement rude, oblige à du crapahutage dans les rochers. Cela ressemble à de l'escalade.

Mais il permet d'éviter la cohabitation avec chevaux et poneys, qui gênent les marcheurs. Nous devons souvent nous ranger à leur passage.

 

Toute la matinée, des hélicoptères vont et viennent entre Amarnath et Baltal.

Ils survolent la vallée au dessus de la rivière, que nous continuons à remonter.

Ils permettent aux pèlerins épuisés, malades ou pressés, de s'épargner un parcours à pied ou sur une mule.

Mon Canon n'est pas adapté pour photographier des hélicoptères en plein vol...

 

Nous traversons deux fois des langues de glacier, coupant le sentier.

De magnifiques cascades bondissent des roches, si longues que j'ai du mal à les photographier en entier.

Je remplis deux fois ma bouteille d'eau minérale à un ruisseau.

Un cachet d'hydroclonazone la rend potable au bout d'une heure.


 

 

Des passants me saluent, veulent discuter, m'interrogent sur mon pays...

Ces Indiens viennent du Tamil Nadu, du Punjab ou du Bengale.

Beaucoup de soldats en uniforme s'arrêtent pour échanger quelques mots en anglais.

On me regarde avec curiosité photographier des fleurs.

Ensuite, je leur montre le résultat sur l'écran.

 Des camps militaires sont disposés sur tout le parcours durant les deux mois d'ouverture du yatra.

Des colonnes de jeunes recrues montent rapidement pour ne pas rater leur breakfast... 

 

Vijay s'est accroché à un homme qui connaît la route.

Sur ses conseils, il dépose ses trois sacs dans un camp militaire. Il ne garde rien, même pas sa bouteille d'eau, ce qui me surprend. 

Allégé, il peut continuer la montée qui s'éternise...

 


Malgré son poids, je préfère garder mon sac à dos.

D'abord, les deux batteries du Canon sont épuisées. Grâce au chargeur, j'espère pouvoir en recharger une à Amarnath.

Ensuite, j'ai besoin de la bouteille d'eau et de ma veste imperméable (une averse est toujours possible). Je n'ai que l'essentiel dans ce petit sac à dos.

 

 

La dernière heure de marche est pénible.

Vijay et moi avons fait la même erreur : sauter le dîner d'hier soir et le petit-déjeuner ce matin.

Nous manquons de force et notre estomac se tortille sous les efforts musculaires.


 

 

Un village de tentes signale les abords d'Amarnath.

Des soldats nous arrêtent, nous palpent, puis déballent les affaires de mon sac à dos. Je dois leur montrer mon passeport.

On ne plaisante pas avec la sécurite au cours du yatra...


 

 

Nous continuons à suivre le sentier principal dans une vallée.

De l'autre côté, nous pressentons l'existence d'Amarnath.

 

 

 

 

Trente minutes plus tard, nous traversons un ruisseau.

Ensuite, c'est la dernière montée vers notre destination. Pendant cinq minutes, nous montons entre deux rangées de boutiques.


 

 

Après six heures de marche, nous sommes arrivés à Amarnath...

Nous voyons beaucoup plus haut une immense grotte dans une falaise.

J'avise une cantine et annonce à Vijay que nous devons absolument manger, et tout de suite ! Aussi affamé que moi, il ne proteste pas pour voir la grotte immédiatement.

 

La cantine est pleine de soldats et de policiers.

Le repas est simple, mais je mange comme quatre : riz, pois chiches, dhal, thé et un gâteau comme dessert...

Les serveurs sont attentionnés, me présentent une chaise, m'offrent du thé, m'aident de leur mieux.


 

 

Le déjeuner englouti, nous reprenons le sentier entre les boutiques.

Très vite, une guérite pourvue de trois soldats signale un contrôle.

Palpation, on vide mon sac, passeport ! La sécurité continue son boulot de routine.

 

Un très long escalier aboutit à la célèbre grotte.

Vijay et moi, nous montons cet escalier aux grandes dalles comme de petits vieux.

En faisant un pas devant l'autre, on finit par y arriver !

Sur le côté, des distributeurs d'eau purifiée me remontent le moral.

Un héliport permet la rotation d'hélicoptères vers Baltal et vers Pahalgam.


 

 

La tête en l'air, je retombe très vite sur terre. Contrôle ! Palpation.

Cette fois je refuse d'ouvrir son sac. Débrouillez-vous !

Un soldat est ennuyé. Mon manque de coopération l'oblige à faire le travail...

 

Menacé par une insurrection séparatiste musulmane depuis près de vingt ans, le pèlerinage est placé sous haute protection afin de contrer une éventuelle attaque terroriste.

Cette année, 6000 paramilitaires assurent la sécurité des visiteurs.

L'armée a installé 97 camps de base autour du sanctuaire.

Les groupes islamistes attaquent parfois : en 2000, une trentaine de pèlerins ont été abattus par des militants séparatistes.

 

 

On continue la grimpette jusqu'à la base de la grotte.

Il est midi un quart, la chaleur est torride, la fatigue accumulée pèse, et nous sommes à environ 4500 m d'altitude.

On retire ses chaussures pour la visite. Mais le sol est glacial, humide et très glissant, à cause de l'écoulement incessant de la glace.

En cette grotte, Shiva aurait dévoilé le secret de l'immortalité à son épouse Parvati.

Un lingam de Shiva, formé dans un stalagmite de glace, est adoré par les fidèles.

Je remarque le lingam de glace de Parvati, et les pieds congelés, je passe encore plus vite que les Indiens...


 

 

Lente descente des escaliers dans la chaleur.

Je remplis ma bouteille grâce à un distributeur d'eau purifiée.

Surtout, je repère une tente qui possède une prise multiple.

Je branche le chargeur et nous nous reposons pendant 40 minutes, allongés sous la tente. La télé, fort bruyante, passionne les personnes présentes.

Mais je suis si fatigué que cela ne me dérange pas.

Seul importe d'être allongé, yeux fermés.

 

 

Avant 14 h, en route pour Baltal !

Vijay est épuisé. Il manque d'argent mais parle de poneys. Je lui propose 200 Rs pour lui épargner un retour à pied. Il préfère refuser.

Cette fois, nous prenons le chemin des équidés, qui descend le long de la rivière.

 

 

Je peux de nouveau photographier les paysages. Les versants sont bien fleuris.

Vijay s'arrête toutes les cinq ou dix minutes...

J'ai la chance de photographier de près une marmotte, qui ne m'a pas entendu approcher.


 

 

Vers 16h, mise au point avec Vijay.

Je lui explique qu'il doit s'adapter à la montagne. La pluie est probable en fin d'après-midi. J'aimerai l'éviter si possible.

Il s'arrête trop souvent. Une pause toutes les trente minutes est suffisante.

Il doit trouver son rythme de marche, même lent. S'y tenir, pour s'habituer à une cadence.

Alors, il n'aura plus besoin de pauses si fréquentes, qui font perdre du temps.


 

 



Publié à 17:32, le 3/08/2008 dans L. AMARNATH : yatra hindou, Amarnāth
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