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VOYAGE en INDE (été 2008) : HARYANA, PUNJAB, CACHEMIRE, VALLEE de CHAMBA (HIMACHAL PRADESH)

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HOSPITALITE DE LA FAMILLE CHOPRA (Kapurthala)

 

L'HOSPITALITÉ

 

de la FAMILLE CHOPRA

 

 



 

Cette histoire commence avec une bévue.

Un bus me transporte d'Anandpur Sahib à la gare routière de Jalandhar, où je mange un morceau vers 10h30 (une aloo paratha, of course).

Je repère les bus pour Kapurthala, qui occupent trois quais et je dépose mes deux sacs à dos dans un bus.

Ayant oublié l'eau, je redescends acheter de l'eau minérale.

De retour, je constate que le bus est là. Je vais aux toilettes, reviens, reste dehors en attendant que le chauffeur arrive.

 

Dès qu'il gagne son siège, je vais à ma place.

Stupeur, mes deux sacs ont disparu ! Interloqué, je n'ose y croire.

Quelqu'un se serait chargé de mes deux sacs ? Dont un sac à dos plutôt lourd ?

Je crie "STOP !" au conducteur qui démarrait.

Je me demène pour expliquer en anglais la disparition de mes bagages.

Difficile de retenir le chauffeur, mais j'y arrive...

 

Je fonce dans le bus voisin, qui va aussi à Kapurthala : pas de sacs...

Quelque chose me tracasse...

Mais le chauffeur du premier bus démarre ! Je fonce, pour y grimper en marche, et je l'oblige à s'arrêter en alertant aussi les passagers.

Une jeune femme affirme que j'ai certainement déposé mes bagages dans un bus précédent, qui est parti avec.

Ce bus est le suivant.

Cette explication est convaincante. Je n'arrive pas à croire vraiment à un vol, connaissant l'Inde et pratiquant les voyages depuis longtemps.

Trop peu de temps pour un vol...

 

Le bus est déjà reparti, mais je décide d'y rester.

Le mieux est d'aller à Kapurthala, de me renseigner à la gare routière. Le bus précédent ne transportait-il pas deux sacs sans propriétaire ?

Pendant le trajet, je cogite dans mon coin.

Calcul de probalibités : je me donne au moins 60 pour cent de chance de retrouver les deux sacs.

Décision de rester serein.

 

En cas de vol, qu'est-ce-qui me manquerait vraiment ?

Deux choses, l'appareil photo et la clé de mon domicile.

Car j'ai sauvé l'essentiel. Dans ma pochette ventrale se trouvent : passeport, billets d'avion et argent.

La règle de toujours porter cette pochette sur soi me permet d'attendre l'arrivée sans pousser des hurlements de coyote.

 

A Kapurthala, le contrôleur me fait signe de le suivre.

A un poste de police, mes deux sacs trônent sur une chaise !

Soulagement...

Je n'aurai pas à acheter habits, chaussures et tout le bazar...

Les Indiens observent mes réactions avec curiosité. Ils me conseillent de vérifier mes affaires dans les deux sacs. Je suis persuadé que rien ne manque.

Pour la forme, je regarde si le Canon est là...

- "It`s O.K, sir ! No problem ! I`m sure that all is allright !"

 

Une passagère m'a suivie depuis le bus.

Discussion en anglais quand je récupère les sacs. Elle me propose de la suivre chez elle puisque je n'ai pas encore prévu de logement. Elle m'inspire confiance.

Nous prenons un rickshaw jusqu'à sa villa, située à Model Town, un quartier bourgeois de Kapurthala.

 

Mon hôtesse s'appelle Pankaj CHOPRA.

Elle est vraiment contente de me recevoir. Sous un ventilateur (bénis soient les ventilateurs !), nous nous présentons.

Elle s'empresse d'apprendre mon arrivée par téléphone aux membres de sa famille : son mari Rajesh, sa fille Samriji et Komal, une jeune femme, qui se marie en août.

Ensuite, la vie de château continue !

Pankaj me prête serviette, gel de rasage et rasoir à main. Je me douche et rase une barbe de trois jours.

 

Plus tard, Komal arrive et nous discutons longuement.

Komal travaille comme designer de maisons, mais s'occupe de l'ensemble de la contruction, y compris des questions techniques.

Fiancée en mars, elle prépare son mariage pour août. Elle a été à Londres, a voyagé au Vietnam.

Nous montons au premier pour utiliser internet (ma constante et perpétuelle préoccupation...). Mais nous n'arrivons pas à nous connecter.

Je lui parle de mes voyages en Inde. Sur un grand cahier, je dessine le plan de Paris, j'écris des infos sur Chandigarh (Rock Garden de Nek Chand, The Transit Lodge...)

 

Pankaj me montre un gros album de photos, illustrant le 25ème anniversaire de son mariage avec Rajesh.

Ce dernier a 50 ans, Pankaj a quelques années de moins.

Cela me permet de connaître vite les membres de leur famille.

Je feuillette aussi un album de photos prises en Australie, ou leur fils fait des études.


Pankaj me propose de m'installer dans une chambre au 1er étage.

Un ventilateur et la climatisation y font régner une atmosphère paradisiaque. A côté, je peux disposer d'une salle d'eau.

C'est la chambre du fils du couple, 20 ans, qui poursuit des études à Sydney.

J'y écris tranquillement sur le lit en attendant le déjeuner, après le retour de Sam.

 

La benjamine, 18 ans, s'appelle Samriji, mais tout le monde l'appelle Sam.

Elle revient de l`université de Jalandhar après 15h30 et nous partageons alors le lunch tous les quatre.

Sam est une brune vive, espiègle et n'a pas la langue dans sa poche. Comme j'aime plaisanter, nous nous entendons fort bien.

Komal est plus posée, rit peu, mais me bombarde de questions.

 

Le père de famille, Rajesh, rentre de son travail et nous faisons connaissance.

Sa femme l'a déjà beaucoup renseigné à mon sujet par téléphone, et continue en ma présence.

Mes nombreux séjours en Inde l'intéressent. J'y apprends beaucoup, j'aime rencontrer des gens très différents.

Rajesh pense qu'un Swami qui habite tout près va me plaire.

Il me parle aussi de son gourou, qui n'habite pas Kapurthala, mais avec qui il est en relation étroite. La photo du gourou trône d'ailleurs dans le salon.

 


Vers 17h, il me propose un tour de Kapurthala en scooter.

Je décris cette rapide visite de monuments dans l'article "KAPURTHALA".

Au début de cette virée, il s'arrête chez le professeur de yoga Swami Anand Om Praksh. Rajesh pense que les idées de Mister Swami vont certainement m'intéresser.

Voir l'article "MISTER SWAMI", où j'approfondis mes relations avec ce personnage très attachant.

 


Deux heures plus tard, après la tombée de la nuit, nous nous arrêtons chez des cousins de Rajesh.

Thé et biscuits dans leur salon, en compagnie de deux femmes, d'une aïeule et d'un garçon timide, qui ne connaît que deux ou trois mots d'anglais.

Je décline le verre d'eau par précaution.

 


De retour chez les Chopra, les discussions se prolongent après le dîner.

Première leçon de français donnée à Sam : je t'aime, bonjour, bonsoir, bonne nuit...

Leur chien Bony ne cesse de dormir. Je le surnomme aussitôt "Bonne nuit".

Sam ne cesse par la suite, à tous propos, de me répéter "Bonne nuit" !

 


Rajesh veut me faire rencontrer des journalistes, pour qu'ils écrivent un article sur moi.

Mister Swami vient nous voir, en bien meilleure forme.

Il me propose un cours de yoga le lendemain matin.

Comme je n'ai pu travailler deux jours sur internet, je refuse, en expliquant mes raisons.

Mais Mister Swami s'entête, veut absolument me convaincre.

Je demande son opinion à Rajesh, qui me conseille de suivre ce cours.

J'accepte par courtoisie.

Les rendez-vous s`accumulent : un cours de yoga à 5h du matin, puis un entretien avec des journalistes, et je devine que ce n'est qu'un début...

 


Tard dans ma chambre, les problèmes de connections sur internet se multiplient et je n'arrive à rien de bon.

Rajesh est allongé sur mon lit en lisant le journal.

S'apprête-t-il à y dormir ?

Il serait mieux au rez de chaussée dans la chambre conjugale...

Il craint que je ne me réveille pas avant 5h, quand Mister Swami doit passer me prendre...

Comment le convaincre que je suis un lève-tôt ?

Et j'éteins avec Rajesh comme compagnon de lit...

 


*          *          *

 


Lever vers 4h40, je suis prêt avant 5h.

Rajesh téléphone plusieurs fois au Swami sans résultat.

Il me transporte sur son scooter et très vite nous croisons le professeur.

Rajesh retourne chez lui, alors que je grimpe sur le scooter de Mister Swami jusqu'à Camera Garden.

 


Je ne reviens chez les Chopra que vers 17h30, après une journée marathon.

De 5h à 6h30 : yoga. Une suée de tous les diables...

De 7h à 9h30 : entretien, virée dans Kapurthala avec des journalistes. Puis discussions chez l'un d'eux.

Vers 10h petit déjeuner chez un avocat, fier de son jardin et  d'une salle des fêtes, que nous visitons.

Mister Swami me fourre ensuite dans deux bureaux où je n'ai rien à faire, m'introduit dans une cyberboutique étouffante aux PC en panne...
Avec fermeté, j'échappe à Mister Swami, qui me préparait d'autres rendez-vous...

Dans une cyberboutique fraîche et performante, je peux enfin travailler au blog sur internet pendant quatre heures, coupées par un déjeuner spartiate (trois bananes).

Epuisé, dans une chaleur moite, je rentre à pied du café internet à Model Town.

 


Manque de chance, je tire du lit Pankaj, qui faisait une sieste.

Après une douche, je prends l'air sur la terrasse.

Pankaj commence à y arroser ses nombreuses plantes. Je lui donne volontiers un coup de main et j'enlève les parties desséchées des plantes.

 


Plus tard, nous dînons dans le salon.

Discussions avec Pankaj et Rajesh.

J'explique que j'accepte rarement la proposition d'un inconnu de venir habiter chez  lui. Je suis très prudent. Et je fuis les gens antipathiques...

Mais j'ai tout de suite eu confiance en Pankaj. Sa proposition venait du coeur, je ne pensais courir aucun risque en l'acceptant.

Pankaj est confuse de ces explications.

J'ajoute qu'inviter un inconnu à habiter chez elle, dans sa maison, au sein de sa famille est un décision délicate. Comment explique-t-elle cette idée spontanée ?

Mais elle ne répond pas vraiment. Et nous changeons de sujet de conversation.

 


*          *          *

 

 

Un soir, Sam déboule dans ma chambre, très excitée :

- "Do you want an Ice Cream ? Quick ! It's urgent ! Yes or no ?"

Je veux savoir si ces glaces contiennent de l'eau pour éviter une diarrhée.

Mais Sam veut une réponse immédiate. Alors je donne mon accord.

-  "Quel parfum ?"

- "Aucune importance. Comme toi !"

Elle se décide pour du chocolat et fonce vers la sortie...

 

 

En discutant avec Pankaj, je comprends que Sam craignait la fermeture du magasin.

La glace était bonne et je n'ai eu aucun problème de santé.

Mais la conduite de Sam me permet d'être moqueur : une droguée de glace, shootée au chocolat...

Et je me jette aux genoux de Pankaj le lendemain soir en réclamant une glace au chocolat, par pitié ! Tout de suite, ou je meurs !



*          *          *

 

 


L'avant-veille de mon départ, promenade digestive avec Rajesh et le chien Bony-Bonne Nuit après le dîner.

Chaleur persistante dans Model Town, nous transpirons très vite malgré l'heure tardive... Pas de vent, je rêve de montagnes...

Nous parlons de mes voyages en Himalaya, de son séjour en Australie.

Rajesh possède une entreprise, a bien réussi sa vie professionnelle.

 


- "Qu`est-ce qui a été essentiel dans ta vie ? La chose la plus importante ?"

-"Le business. C'est mon travail qui m'a pris le plus de temps..."

-"Alors tu aimes cela ? Cela a été le centre de ta vie ?"

-"Non, je n'aime pas ce travail. Je le fais parce que j'y suis obligé..."

-"Tu as consacré une grande partie de ta vie a quelque chose qui ne te plaît pas ? Et si tu pouvais recommencer à zéro, que ferais-tu ?"

-"Je ne ferais pas de business. Je n'aime pas ce milieu... Je ferai autre chose."

 


*          *          *
 


 

Notre dernière soirée est très occupée.

Avec Rajesh, nous prenons de nombreuses photos dans la maison en macro-numérique.

Il possède un Canon Ixus comme moi, mais dans une version plus récente et perfectionnée (75).

Je lui montre comment prendre des fleurs, ou des détails (Il aime les photos dans mon blog de 2006, notamment celles de LA VALLEE DES FLEURS).

Un des défauts de mon Ixus 50 est la mauvaise qualité du flash. Mes photos en intérieur sont pitoyables...

Son Ixus 75 est incroyablement sensible. Il fait des clichés exceptionnels dans l`obscurité !

 


Pankaj nous appelle pour dîner dans leur chambre.

Nombreuses photos de nous avec les deux Ixus, prises par Sam, Rajesh et moi.

Rajesh sait que je vais en utiliser pour le blog. Il efface impitoyablement toutes les photos qui ne lui plaisent pas !

Nous échangeons nos coordonnées et promettons de nous revoir, soit en Inde, soit à Paris.

Je ferai traduire en anglais les textes de ce blog concernant Kapurthala, en particulier celui sur leur famille. Et je le leur enverrai.

 


 

Lionel Bonhouvrier.



Publié à 17:08, le 26/07/2008 dans H1. HOSPITALITE des CHOPRA, Kapūrthala
Mots clefs : gare routierekapurthalahospitaliteChambreaccueilbusDiscussionsphotoblog
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