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VOYAGE en INDE (été 2008) : HARYANA, PUNJAB, CACHEMIRE, VALLEE de CHAMBA (HIMACHAL PRADESH)

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TEMPLE de NAINA DEVI (25.07.2008).

 

TEMPLE

de

NAINA DEVI

 

 

 

 

Je dédie ce texte aux 140 morts

 et aux nombreux pèlerins blessés

 sur le chemin du Naina Devi

le 3 août 2008.

 

 

 

 

 

Ce 22 juillet 2008 vers 14h30, je m'installe dans un bus à la gare routière d'Anandpur Sahib.

L'attente à l'intérieur du bus bondé est une épreuve insupportable. La chaleur y est intenable. Je ruisselle de sueur. Pourtant, je supporte assez bien la chaleur en général.

Mais comme le conducteur est sur son siège, je m'interdis de descendre pour me réfugier sous un arbre. Le chauffeur et les passagers s'épongent le visage.

Chaque minute est interminable...

Les quinze minutes d'attente comptent au moins pour une heure !

 

 

Enfin, le bus démarre pour le temple hindou de Naina Devi, situé à 18 km d'Anandpur Sahib.

En réalite, il s'arrête au bout de la route principale une demi douzaine de kilomètres plus loin.

A cet endroit, un grand bassin a été construit, où les pèlerins peuvent se baigner.

Les passagers doivent descendre pour monter dans un minibus, adapté à la route de montagne.

 

 

Celle-ci est étroite, le bitume en est défoncé.

Les cahots font partie du décor, comme les coups de klaxon ininterrompus, beaucoup plus utiles que les freins !

 L'attention est nécessaire en cas de croisement de véhicules.

De nombreux jeunes montent à vélo en groupe, souvent à pied en maints passages. Chaque vélo est orné d'un drapeau rouge de pèlerin.

Je plains les cyclistes de rouler par une telle canicule...

 

 

Vers 15h30, le minibus décharge ses passagers.

L'air est plus frais qu'à Anandpur Sahib, nous sommes déjà en montagne.

Une sorte de gare a été construite avec parkings, arrêts de bus, chambres et surtout d'invraisemblables boutiques pour toutes les catégories de pèlerins.

Elles forment un couloir, où les marchands du temple engrangent les bénéfices...

Cette laideur ostentatoire est fascinante, car elle s'étalle avec innocence et impudeur.

Je fonce à travers ce souk et les premières marches me soulagent.

 

 

*          *          *

 


Grimper des marches, c'est dans mes cordes !

Le temple, construit au sommet d'une colline, est accessible grâce à des escaliers.

Une douzaine de mendiants, adultes et enfants, s'échelonnent au début de la montée.

 Il faut compter une demi-heure et au moins 700 marches par la voie la plus directe.

 

 

Quand j'arrive à l'entrée du temple, j'entends de la musique et des cris joyeux.

Ce sont des musiciens qui encouragent de jeunes pèlerins. Ils effectuent la montée sur le ventre !

Avec un morceau de craie, ils tracent  un trait au bout de leurs doigts, se relèvent, placent leurs pieds sur la marque, s'allongent le plus possible, et recommencent.

Ce rigorisme intéresse peu les personnes présentes...

De temps en temps, un tambour bat la mesure, tous se mettent à danser.

 

 

L'entrée est encadrée par deux scuptures de lions.

Une foule, coincée dans un labyrinthe, attend patiemment d'accéder au coeur du temple.

N'ayant aucune offrande pour Devi, je franchis une barrière pour éviter cette queue.

 

Assis dans la cour, j'observe le comportement des fidèles.

Beaucoup de femmes et d'enfants se reposent un moment.

Distribution à tous de la même pate sucrée, que l'on peut manger dans les gurdwaras.

 

 

Je me lève pour photographier le paysage verdoyant alentours.

Des rapaces encerclent le temple de leur vol plané. Vers le nord, on distingue un fleuve ou un lac.

Dans la cour, de nombreux détails m'intéressent : une porte sculptée en argent, la déesse assise en amazone sur un lion, des sculptures, des peintures, le toit piqueté de drapeaux...

 

 

Sur un côté, autour d'un grand feu qui dégage beaucoup de fumée, trois prêtres reçoivent les offrandes des fidèles.

Certaines sont jetées dans le feu... mais le principal leur revient !

 

 

L'envie d'écrire me conduit à m'asseoir dans la salle principale de prière, délicieusement fraîche grâce aux ventilateurs.

 

 

Assez vite, on m'aborde, on me pose les questions habituelles (What`s your name ? What`s your country ? etc.). Un étranger qui écrit, cela intrigue.

Derrière moi, des femmes et des filles chantent en s'accompagnant de tam-tam, de cymbales simples ou complexes.

Cela met une bonne ambiance, mais elles sont plutôt farouches.

Ce sont certainement des pèlerines, fidèles de Devi.

 

 

Sur le toit du temple, des jeunes déposent de nombreux drapeaux rouges.

Les pèlerins cyclistes ont offert leurs drapeaux, qui sont regroupés en plusieurs tas.

Dans la salle de prière, je communique par gestes, mimiques et sourires avec plusieurs d'enfants.

Evidemment, je les photographie entre eux ou avec les femmes, pour des photos de famille...

 

 

Un peu plus tard, je décide de faire un dernier tour.

Une des fillettes, réservée dans la salle de prière, me rejoint, pleine d'initiative.

Elle veut que je la prenne en photo, puis photographier par elle-même.

Encourageons les enfants dégourdis ! Je lui montre comment faire.

Cela lui plaît, mais la plupart des clichés sont ratés...

Elle veut aussi me photographier : miracle ! Celui-ci est réussi.

 

 

La descente des escaliers ne prend que dix minutes.

Un bus direct me ramène à Anandpur Sahib avant le coucher du soleil.

Après cette escapade hindoue, me voici de retour chez les Sikhs.

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.



Publié à 13:29, le 24/07/2008 dans G5. TEMPLE de NAINA DEVI, Naina Devi
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