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VOYAGE en INDE (été 2008) : HARYANA, PUNJAB, CACHEMIRE, VALLEE de CHAMBA (HIMACHAL PRADESH)

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NUIT BLANCHE a SRINAGAR (18.08.2008).



NUIT BLANCHE

 à

SRINAGAR







Vers 19h30, je reviens à la gare routière de Srinagar.
Je m'assieds près des guichets sous une cabane à côté d'une famille punjabie. Ils reviennent d'Amarnath et retourn
e chez eux, à Ludhiana.
La première fois, je suis le mouvement. Mais l'homme sortait pour une autre raison. Tous reviennent lentement en pataugeant dans la boue sous la pluie.
Un autre homme sort en faisant de grands discours, on le suit aussitôt, en vain...
Il recommencera cette scène trois ou quatre fois. Chaque fois, des voyageurs crédules le suivront !

Vers minuit, je décide de ne plus regarder ma montre.
Cela va durer, à quoi bon m'en faire ?
Je ne bouge plus de ma place, installé sur mon gros sac à dos. Je suis plutôt favorisé par rapport à beaucoup de voyageurs, exposés à la pluie.
Seule l'arrivée d'un bus me tire de la cabane, comme un ressort !

A chaque fois je reviens bredouille.
Soit le numéro ne correspond pas. Soit le bus n'a pas de numéro et reste garé pour longtemps...
Dans la cour, les flaques sont devenues des étangs et l'on saute d`île en île, pour la forme, car nous sommes crottés depuis longtemps.
Quand un bus sort de la gare, plein de passagers, la tentation est forte de se lever, pour vérifier le numéro. Aurais-je mal vu, raté le bus 90 dans l'obscurité ?
J'y cède deux heures, avant d'y renoncer.

Ce sont les premières heures du 15 août, fête nationale de l'Inde.
Aucun bus ne circule ce jour ferié.
Si je rate mon bus, je devrais attendre le 16 au soir... Cela motive pour rester éveillé malgré la fatigue.

Pendant une heure ou deux, plus aucun bus ne rentre.
Soudain, je sens le jour qui se lève. Pas besoin de regarder ma montre, il est 5h, à quelques minutes près...
J'ai dû m'assoupir un moment. Autour de moi, les mêmes visages vont et viennent.
J'ai l'impression qu'un jeune d'une vingtaine d'années, poussé par l'angoisse, n'a cessé de marcher toute la nuit, en quête du bus 89...

Un bus, puis un autre arrivent. Grand mouvement de voyageurs !
Mais ils se garent à l'extérieur de la gare routière, Nous sortons pour voir leurs numéros : 86 et 88... Ils chargent les passagers sur la chaussée.
L'un après l'autre, ils démarrent vers Jammu.


Plus tard, un autre bus, le 87 se gare aussi a l`exterieur.
J`ai envie de demenager mes affaires devant le portail de la gare.
Mais je me calme. Il pluviote, mes sacs sont au sec, qu`ils y restent !
Et je me rassieds a couvert.

Vers 6h10, une automitrailleuse precede un convois de bus impressionnant.
Cette fois c`est la bonne !
Sept ou huit bus entrent et se garent dans la cour en aspergeant les voyageurs les plus presses.
Je trouve enfin le bus 90 !

Retour a la cabane, je saisis les deux sacs, grimpe dans le bus.
Une vitre a explose et de nombreux eclats de verre sont eparpilles sur un siege et le sol.
L`Intifada continue. Car la plupart des passagers sont des pelerins hindouistes d`Amarnath. Et les separatistes cachemiris s`attaquent aux vehicules.
C`est la riposte aux 40 ha de forets que la societe organisatrice du pelerinage d`Amarnath a voulu acquerir en juin dernier au Cachemire...

Je monte sur la galerie du toit poser mon sac a dos, trop gros pour entrer dans les filets a l`interieur. Tant pis s`il pleut trop fort...
J`ai la place n. 1, derriere le chauffeur, j`y depose mon petit sac. Ma vitre est intacte...
Dehors, toilette soignee a un tuyau pres des toilettes. J`etais d`une salete repoussante, encrasse de boue.
Au retour, je remarque un vehicule tous terrains, dont plusieurs vitres ont eclate. Les cailloux ne coutent rien...

A 6h50, depart du bus 90 de la gare routiere de Srinagar.
Tout va bien, je suis a l`interieur...

Un sadhu de Madras les accompagne.
Comme il parle bien anglais, je converse surtout avec lui. D'après lui, les premiers bus pour Jammu n'arriveront que vers 22h, et beaucoup d'autres arrivont dans la nuit.
La mère m'offre du riz aux lentilles et des chapatis, qu'elle puise dans la gamelle familiale. Ce dîner m'est utile car je n'ai que quelques biscuits. Et tous les restaurants et gargotes sont fermés aujourd'hui comme hier...

À 21h30, un premier bus, plein de passagers, part pour Jammu. C'est le numéro 95. J'ai le numéro 90, alors que la famille et le sadhu ont le numéro 75.
D'après le sadhu, je risque de partir dans un des derniers bus...
Cet après-midi, je croyais partir pour Jammu vers 18h, puis vers 20h...
Je constate que la patience s'impose...
Avec la nuit, ma chemise longue ne suffit plus, j'enfile une polaire.

Ensuite, les bus entrent dans la gare routière au compte-goutte, ou par groupe de deux ou trois...
Nous nous précipitons pour regarder le papier fixé sur la pare-brise, avec son numéro. Dans l'obscurité, c'est difficile, car ma lampe a un faux contact.
Souvent le bus n'a pas de numéro. Ou bien il ne repart pas, le chauffeur en descend et laisse son bus au parking.
Déception chaque fois que le numéro ne correspond pas avec celui de son billet...

La pluie commence. Un afflux de voyageurs se réfugie dans la cabane. Ma position devient plus inconfortable...
Peu à peu, le sol regorge d'eau, les flaques se rejoignent. A chaque arrivée de bus, nous pataugeons dans la boue...
Vers 23h, mes compagnons, au chaud dans le bus 75, quittent Srinagar pour Jammu. Good luck !

Impossible de dormir, repérer le bon bus exige d'être vigilant.
Des centaines de personnes, comme moi, espèrent que leur bus arrivera bientôt...
Les rumeurs sont constantes.
Un homme sort des guichets. Aussitôt une foule le suit : "Il va coller un papier sur un bus, voyons son numéro !"



Lionel Bonhouvrier.

Publié à 04:50, le 18/08/2008 dans O2. NUIT BLANCHE a SRINAGAR, Srinagar
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